Créer un site internet gratuit en Suisse : ce que cela coûte vraiment
Infomaniak, Webflow, WordPress.com, Wix : ce que coûte vraiment un site « gratuit » une fois le domaine, les pages et la sortie comptés.

Le gratuit n'est pas un prix, c'est un point d'entrée.
Dans cet article
- Ce que « gratuit » signifie chez les principales plateformes
- Les coûts qui apparaissent dès que le site doit servir votre activité
- Les coûts que la grille tarifaire ne montre pas
- Conformité suisse et visibilité : ce qu'un site gratuit ne règle pas seul
- Quand le gratuit suffit, et comment décider
- Vos questions fréquentes sur le site internet gratuit en Suisse
- Gratuit pour tester, professionnel pour recevoir des clients
Créer un site internet gratuit en Suisse est possible. C'est précisément ce qui piège. Infomaniak, Webflow, WordPress.com et Wix proposent chacun une offre gratuite. Toutes posent des limites du même ordre : un sous-domaine, la publicité ou la marque de la plateforme, peu de pages ou peu d'espace.
Dès que le site doit représenter votre entreprise, la facture arrive. Il faut payer le domaine, retirer la publicité, ajouter des pages et prévoir les mentions légales. Notre thèse tient en peu de mots : le gratuit n'est pas un prix, c'est un point d'entrée. Notre guide Combien coûte un site internet en Suisse en 2026 ? donne les fourchettes d'un site payant.
Cet article détaille ce que vous payez vraiment, avec les tarifs publiés par les plateformes. Vous verrez aussi les coûts absents des grilles : votre temps, la dépendance à un outil, la reconstruction en cas de départ. Nous construisons les sites de nos clients sur Webflow, et nous le disons franchement. Pour une carte de visite en ligne, le gratuit peut suffire. Pour des TPE et PME qui veulent des clients, le calcul change.
Un doute sur votre cas ? Réservez un rendez-vous découverte offert pour faire le point sur votre situation.
Tarifs et conditions relevés sur les pages officielles des plateformes le 15 octobre 2026. Ils changent régulièrement : vérifiez toujours la page indiquée avant de décider.
Les offres
Ce que « gratuit » signifie chez les principales plateformes
Quatre noms reviennent quand on cherche à créer un site web gratuit : Infomaniak, Webflow, WordPress.com et Wix. Leur offre gratuite est réelle. Elle n'est pas trompeuse. Elle est simplement conçue pour vous faire essayer l'outil, pas pour faire fonctionner une entreprise. Regardons ce que chacune contient, chiffres à l'appui.
Infomaniak Site Creator : une page, un sous-domaine, une mention publicitaire
Infomaniak propose un créateur de site nommé Site Creator. Sa formule gratuite, Site Creator Free, donne une seule page web et 5 Go d'espace disque. L'adresse est de la forme nom.infomaniak.site. Le nom de domaine personnalisé n'est pas possible. La mention publicitaire d'Infomaniak est obligatoire. Source : la page d'aide officielle d'Infomaniak sur les formules Site Creator.
Pour une carte de visite en ligne, c'est correct. Une entreprise qui imprime son adresse web sur sa vitrine se heurte vite à ces limites : une seule page, un sous-domaine imposé.
Les formules payantes lèvent ces limites une par une. Site Creator Lite autorise six pages au maximum, 15 Go, et offre un nom de domaine pendant un an, sans mention publicitaire. Site Creator Pro propose des pages illimitées et 50 Go. C'est la seule formule avec la gestion complète de l'e-commerce et les passerelles de paiement Stripe, PayPal et Mollie.
Webflow Starter : deux pages et une adresse webflow.io
Webflow est l'outil que nous utilisons chez Digispark. Son plan Starter est gratuit, mais il ne permet pas de domaine personnalisé : le site reste sur une adresse en webflow.io. Il se limite à deux pages statiques et à un CMS réduit (50 éléments, 20 collections). Il offre 1 Go de stockage, 1 Go de bande passante par mois et 50 envois de formulaire. Ces chiffres figurent sur la page des tarifs de Webflow.
Le plan payant d'entrée avec domaine personnalisé s'appelle Basic. Il coûte 15 USD par mois, facturés annuellement, soit 180 USD par an, hors taxes. Il permet 300 pages statiques mais n'inclut pas de CMS. Notez la devise : la page affiche des dollars américains, pas des francs suisses.
WordPress.com : gratuit sans limite de durée, avec de la publicité
Le plan gratuit de WordPress.com n'a pas de date d'expiration. Il inclut 1 Go de stockage et affiche de la publicité WordPress.com aux visiteurs. Le plan Personal supprime ces publicités. Il coûte 4 USD par mois en facturation annuelle (9 USD en facturation mensuelle), soit 48 USD par an. Les plans annuels incluent un domaine gratuit la première année. Tout cela est indiqué sur la page des tarifs de WordPress.com, en dollars américains, hors taxes.
Wix : le domaine et l'absence de publicité passent par le forfait Premium
Pour Wix, la logique est la même. Wix l'indique sur sa page d'aide officielle sur le choix d'un forfait Premium. Un forfait Premium permet d'« utiliser votre propre nom de domaine et supprimer les publicités Wix ». Sans lui, ces deux possibilités manquent. Nous ne reprenons pas de prix pour Wix : ils n'ont pas pu être relevés à la source dans les mêmes conditions que les autres.
Ce que les quatre offres ont en commun
Les quatre plateformes appliquent le même schéma. Vous testez gratuitement, puis vous payez pour obtenir quatre choses :
- une adresse à votre nom, et non un sous-domaine de la plateforme ;
- la suppression de la publicité ou de la mention de la plateforme ;
- plus de pages et plus d'espace ;
- des fonctions utiles à une entreprise, comme la boutique en ligne.
Ce schéma n'a rien de scandaleux. C'est un modèle économique classique. Le problème apparaît quand on compare « gratuit » à « site professionnel ». La distance entre les deux est faite de ces quatre éléments. Elle se paie, mois après mois.
Les coûts visibles
Les coûts qui apparaissent dès que le site doit servir votre activité
Un site gratuit ne reste gratuit que tant qu'il ne sert à rien d'important. Dès que vous voulez qu'il vous représente, des dépenses apparaissent. Elles sont connues, publiées et modestes à l'unité. C'est leur addition qui compte.
Le nom de domaine
Un nom de domaine personnalisé, comme votreentreprise.ch, est la première dépense. Chez Infomaniak, la formule Lite l'offre la première année. Chez WordPress.com, les plans annuels l'offrent aussi la première année. Après cette période, le domaine se renouvelle au tarif en vigueur.
Nous n'avons pas relevé de tarif officiel pour un .ch dans le cadre de cet article. Un conseil pratique : demandez toujours le prix de renouvellement, et pas seulement celui de la première année. C'est lui que vous paierez le plus longtemps.
La suppression de la publicité
Chez Infomaniak, la mention publicitaire disparaît avec Site Creator Lite. Chez WordPress.com, elle disparaît avec le plan Personal. Chez Wix, elle disparaît avec un forfait Premium. Garder la publicité d'un tiers sur le site de votre entreprise a un coût d'image : le visiteur voit d'abord la plateforme, ensuite vous.
Le nombre de pages, et les pages légales
Le nombre de pages est la limite qui surprend le plus. Site Creator Lite plafonne à six pages. Or, selon la page d'aide d'Infomaniak sur les limites de Site Creator, ce plafond inclut les éventuelles pages légales si vous en utilisez.
Prenons le cas d'une thérapeute indépendante en Romandie. Elle veut une page d'accueil, une page de prestations, une page de présentation et une page de contact. Il faut y ajouter des mentions légales et une déclaration de confidentialité. Cela fait déjà six pages, et il n'y a encore ni page de tarifs ni page d'actualités. Avec une seule page, la formule Free ne suffit pas. Avec six pages au maximum, la formule Lite est à la limite dès le premier jour.
L'engagement
Les prix mensuels affichés sont attractifs. Chez Infomaniak, la page des tarifs de Site Creator affiche Lite à CHF 1.95 par mois. Pro est à CHF 2.75 par mois. Ces prix sont hors TVA. Cette page propose des durées mensuelle, annuelle, de deux ans et de quatre ans, mais elle n'associe pas clairement chaque montant à une durée. Vérifiez la durée avant de commander.
Autre point à lire de près. Selon la page d'aide sur les formules, les offres payantes qui incluent un domaine gratuit demandent un engagement minimum de 12 mois. Aucun remboursement n'est prévu, même partiel. Le « gratuit » du domaine est donc lié à une durée.
| Offre | Prix | Conditions |
|---|---|---|
| Site Creator Free | Gratuit | Une seule page web, 5 Go, adresse nom.infomaniak.site, mention publicitaire obligatoire |
| Site Creator Lite | CHF 1.95 par mois, hors TVA | Six pages au maximum, pages légales comprises, 15 Go, nom de domaine offert pendant un an, sans mention publicitaire ; engagement minimum de 12 mois, sans remboursement |
| Site Creator Pro | CHF 2.75 par mois, hors TVA | Pages illimitées, 50 Go, e-commerce complet avec les passerelles de paiement Stripe, PayPal et Mollie |
Les ordres de grandeur d'un site professionnel
Pour situer ces montants, voici ce que publie une agence suisse. L'article de PT-PRO sur les prix d'un site web en Suisse donne des repères.
Un site vitrine se situe, de manière indicative, entre 800 et 4'500 CHF. Sous 1'500 CHF, on obtient en général un modèle peu personnalisé.
Les coûts récurrents sont estimés entre 100 et 400 CHF par an pour l'hébergement et le domaine.
Il s'agit d'une fourchette publiée par une agence, pas d'une norme. Elle montre toutefois que l'écart entre un abonnement de quelques francs par mois et un site sur mesure dépend du besoin. Ce n'est pas un piège tarifaire.
Une addition simple à faire
Faites le calcul sur une année pour les offres en dollars : 48 USD par an pour WordPress.com Personal, 180 USD par an pour Webflow Basic, hors taxes. Ces montants sont faibles. Ils ne contiennent pourtant ni la rédaction des textes, ni le design, ni les pages légales, ni le temps de mise en ligne. Ils ne vous disent pas non plus combien de visiteurs vous apporteront ces pages.
Les coûts cachés
Les coûts que la grille tarifaire ne montre pas
Les tarifs publiés ne racontent qu'une partie de l'histoire. Trois coûts n'apparaissent sur aucune grille : votre temps, votre dépendance à l'outil et le prix d'une sortie.
Votre temps
Un site gratuit, vous le construisez vous-même. Choisir un modèle, rédiger les textes, redimensionner les images, vérifier l'affichage sur téléphone : chaque étape prend du temps. Ce temps n'est pas facturé, mais il n'est pas gratuit. Il se prend sur votre activité, vos clients ou votre soirée.
Posez-vous une question simple. Combien de temps êtes-vous prêt à y consacrer, et ce temps aurait-il une meilleure utilisation ? La réponse varie selon votre métier. Elle mérite d'être donnée avant de choisir l'outil, pas après.
La dépendance à l'outil
Un site construit sur une plateforme vit chez elle. Si elle change ses tarifs, ses limites ou ses conditions, vous suivez ou vous partez. Partir est le point délicat.
Chez Infomaniak, la page d'aide sur les limites de Site Creator est claire : « Il n'est pas possible d'importer ou d'exporter le site ». Les thèmes et modules ne sont pas non plus exportables ni importables. Concrètement, si vous changez d'hébergeur, vous reconstruisez le site.
Ce que nous observons régulièrement chez les indépendants qui nous contactent suit un schéma simple : le site a été lancé vite sur un outil gratuit, il a vécu quelques mois, puis le besoin a grandi. À ce stade, le choix se résume à continuer dans un outil devenu trop étroit ou à reconstruire. Plus le site a de contenu, plus la reconstruction coûte.
Nous ne généralisons pas ce point à toutes les plateformes. Seul Infomaniak est documenté ici. Avant d'investir du temps sur un outil, cherchez la rubrique « exporter mon site » dans son aide. Si elle n'existe pas, vous avez votre réponse.
Trois erreurs courantes
Trois erreurs reviennent quand on choisit un outil gratuit.
- Première erreur : comparer les prix d'entrée sans le prix de sortie.Un abonnement à quelques francs par mois paraît dérisoire. Mais si votre site ne peut pas être exporté, le vrai coût est celui de la reconstruction le jour où vous changez d'outil.
- Deuxième erreur : oublier les pages légales.Elles comptent dans le plafond de pages, comme on l'a vu chez Infomaniak. Elles engagent aussi votre responsabilité : nous y revenons plus bas.
- Troisième erreur : croire qu'un site en ligne est un site trouvé.Publier une page ne la rend pas visible. Un site doit être pensé pour être trouvé, ce qui demande du contenu, des liens et des avis.
Vous hésitez entre rester sur un outil gratuit et passer à un site professionnel ? Découvrez comment nous travaillons sur la page création de site web de Digispark.
Loi et visibilité
Conformité suisse et visibilité : ce qu'un site gratuit ne règle pas seul
Une offre gratuite fournit un outil, pas une conformité ni une clientèle. Deux sujets restent entièrement à votre charge : le cadre légal suisse et la visibilité sur Google.
Mentions légales et protection des données
Le droit suisse pose des exigences d'information sur les sites internet. Elles dépendent de votre activité. Les deux sources officielles ci-dessous donnent le cadre. Cet article n'est pas un avis juridique : en cas de doute, consultez un juriste.
Pour le commerce en ligne, le portail kmu.admin.ch de la Confédération est clair. L'exploitant d'une boutique en ligne doit indiquer son identité et son adresse de contact, courriel compris. C'est l'article 3, alinéa 1, lettre s de la loi contre la concurrence déloyale (LCD). L'impressum doit contenir le nom de l'entreprise tel qu'inscrit au registre du commerce, son adresse postale et son adresse de courriel. Un simple formulaire de contact ne suffit pas. Source : le portail kmu.admin.ch de la Confédération sur les obligations légales du e-commerce.
Pour la protection des données, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) explique que la déclaration de protection des données concrétise le devoir d'informer. Ce devoir est prévu à l'article 19 de la loi fédérale sur la protection des données (LPD). Cette déclaration doit correspondre aux traitements réellement effectués. Les formulations vagues, qui laissent entendre que des traitements pourraient avoir lieu sans les décrire, sont à éviter. Si le site est proposé en plusieurs langues, la déclaration doit exister dans chacune. Elle doit rester facile d'accès. Source : la page du PFPDT sur la déclaration de protection des données sur internet.
Ce qui compte ici, c'est la logique : cette déclaration décrit ce que fait votre site. Un modèle générique qui ne correspond pas à vos traitements réels ne remplit pas cette exigence. La rédiger est donc votre travail, que le site soit gratuit ou non. Si vous gérez un cabinet, notre article créer le site de son cabinet en Suisse : règles à connaître peut vous intéresser.
Un profil courant en Suisse romande illustre le problème : une petite boutique qui veut vendre en ligne. Chez Infomaniak, seule la formule Pro gère complètement l'e-commerce et les passerelles de paiement. La boutique doit donc quitter l'offre gratuite avant sa première vente. Elle doit aussi publier un impressum complet et une déclaration de confidentialité exacte. Aucun de ces éléments n'est « inclus » dans le gratuit.
La visibilité sur Google
Mettre un site en ligne ne suffit pas à être trouvé. Pour les recherches locales, Google indique que le classement repose sur trois critères : la pertinence, la distance et la notoriété. La notoriété s'appuie notamment sur les liens de sites web et sur le nombre d'avis. Google précise aussi qu'il n'existe aucun moyen de payer pour obtenir un meilleur classement local. Source : l'aide officielle de Google sur l'amélioration du classement local.
Deux conséquences pratiques. Votre fiche d'établissement et votre site doivent décrire clairement ce que vous faites et où, pour que la pertinence joue. Et il faut du temps pour que des avis et des liens s'accumulent.
Un site d'une ou deux pages sur un sous-domaine ne contient pas de quoi répondre à des recherches précises. Nous ne prétendons pas que le sous-domaine pénalise le classement : ce n'est pas démontré ici. Nous disons que peu de pages offrent peu de réponses aux questions de vos futurs clients.
Pour aller plus loin sur ce sujet, deux de nos articles détaillent la démarche : apparaître sur Google Maps en Suisse romande et pourquoi une entreprise reste invisible dans le pack local de Google.
La décision
Quand le gratuit suffit, et comment décider
Nous ne dirons pas que le gratuit est toujours une erreur. Dans certains cas, c'est le bon choix. Il faut simplement savoir lequel de ces cas est le vôtre.
Les situations où une offre gratuite suffit
Une offre gratuite convient quand l'enjeu est faible et que vous acceptez les limites. Voici les cas typiques :
Tester une idée
Avant d'investir.
Apprendre un outil
Avant de construire un vrai projet.
Publier une page temporaire
Pour un événement.
Donner une présence minimale
À une activité qui ne dépend pas du web.
Imaginons un artisan genevois qui travaille uniquement par bouche-à-oreille. Il veut une adresse à indiquer à ses clients, avec ses coordonnées et quelques photos. Une page sur un sous-domaine lui convient, pourvu qu'il accepte la mention de la plateforme et qu'il n'en attende pas de nouveaux clients. Le jour où il veut en recevoir par Google, la question change.
Trois méthodes pour décider sans vous tromper
Écrivez vos besoins avant de choisir l'outil
Listez ce que le site doit faire : présenter vos services, recevoir des demandes, vendre, apparaître sur Google, exister en plusieurs langues. Comparez ensuite cette liste aux limites de chaque offre. Si une seule ligne manque dans le gratuit, c'est que le gratuit ne suffit pas.
Calculez le coût sur trois ans
Multipliez le tarif annuel du plan dont vous avez réellement besoin par trois. Ajoutez le renouvellement du domaine, le temps passé et le coût d'éventuelles corrections. Comparez avec un devis. Ce calcul remet l'abonnement « à quelques francs » dans sa vraie dimension.
Faites le test de sortie
Avant de construire, vérifiez si vous pouvez exporter le site. Si la réponse est non, estimez ce que coûterait de le refaire. Si ce montant vous inquiète, choisissez un outil dont la sortie est possible.
Choisir entre les outils
Si vous hésitez entre WordPress, Webflow, Wix et Shopify, nous avons rédigé un article sur le sujet : WordPress, Webflow, Wix ou Shopify en Suisse : lequel choisir ? Gardez à l'esprit que nous travaillons nous-mêmes sur Webflow.
Vos questions
Vos questions fréquentes sur le site internet gratuit en Suisse
Peut-on vraiment créer un site internet gratuit en Suisse ?
Oui. Infomaniak, Webflow, WordPress.com et Wix proposent des formules gratuites. Elles ont des limites publiées : adresse en sous-domaine de la plateforme, peu de pages, publicité ou marque de la plateforme selon les cas. Chez Infomaniak, la formule gratuite offre une page et 5 Go. Chez Webflow, deux pages statiques. Elles conviennent à un test ou à une présence minimale, pas à un site qui doit apporter des clients.
Un site gratuit peut-il avoir son nom de domaine ?
En général non. Chez Infomaniak, la formule gratuite n'autorise pas de domaine personnalisé. Chez Webflow, le plan Starter reste sur une adresse webflow.io. Chez Wix, il faut un forfait Premium pour utiliser votre propre domaine. Les formules payantes l'offrent souvent la première année, puis il se renouvelle au tarif en vigueur. Demandez ce prix de renouvellement avant de commander.
Un site gratuit est-il conforme à la loi suisse ?
Pas automatiquement. La conformité dépend de ce que fait votre site, pas de son prix. Une boutique en ligne doit publier un impressum complet, et un simple formulaire de contact ne suffit pas. Une déclaration de protection des données doit correspondre aux traitements réellement effectués, selon le PFPDT. Cet article n'est pas un avis juridique : en cas de doute, consultez un juriste.
Peut-on transférer un site gratuit vers un autre hébergeur ?
Cela dépend de l'outil. Chez Infomaniak, la page d'aide précise qu'un site Site Creator ne peut être ni importé ni exporté. Les thèmes et modules non plus. Il faut alors reconstruire le site. Pour les autres plateformes, nous n'avons pas vérifié ce point : cherchez la fonction d'export dans leur aide avant de vous engager.
Un site gratuit apparaît-il sur Google ?
Oui, il peut être indexé, mais rien ne garantit qu'il soit bien classé. Google ne vend pas de classement local. Son aide indique que ce classement repose sur la pertinence, la distance et la notoriété. Il n'existe aucun moyen de payer pour mieux se classer. La notoriété s'appuie notamment sur les liens de sites web et sur le nombre d'avis. Personne ne peut donc promettre qu'un site, gratuit ou payant, sera trouvé sur Google.
Combien coûte un site professionnel en Suisse ?
Cela dépend du projet. PT-PRO, une agence suisse, estime un site vitrine entre 800 et 4'500 CHF. Les coûts récurrents d'hébergement et de domaine sont estimés entre 100 et 400 CHF par an. Ce sont des fourchettes indicatives, pas des tarifs. Le plus fiable reste un devis établi sur votre besoin réel, y compris le nombre de pages d'un site vitrine.
En résumé
Gratuit pour tester, professionnel pour recevoir des clients
Un site gratuit n'est ni une erreur ni une bonne affaire. C'est un outil d'essai, avec des limites publiées. Les coûts arrivent dès que votre site doit travailler pour vous.
La décision tient en trois vérifications : vos besoins écrits, le coût sur trois ans, le test de sortie. Si une seule ligne manque dans l'offre gratuite, elle ne suffit plus. Si votre clientèle parle plusieurs langues, lisez aussi site multilingue en Suisse : allemand ou anglais ? avant de choisir.
Parlons de votre projet. Le rendez-vous découverte est offert. Nous regardons votre situation, vos besoins et votre budget. Nous vous disons honnêtement si une offre gratuite suffit. Réservez votre rendez-vous découverte.
Sources
- Infomaniak, les formules Site Creator
- Infomaniak, les limites de Site Creator
- Infomaniak, tarifs de Site Creator
- Webflow, tarifs des plans de site
- WordPress.com, tarifs et plan gratuit
- Wix, aide sur le choix d'un forfait Premium
- Google, améliorer le classement local
- PFPDT, déclaration de protection des données sur internet
- Confédération (kmu.admin.ch), obligations légales du e-commerce
- PT-PRO, prix d'un site web en Suisse
Un projet en tête ?
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