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Google Search Console : le guide complet pour les TPE et PME

Installer Search Console, lire le rapport Performances, trier les erreurs d'indexation : le guide pratique pour les TPE et PME.

Ordinateur portable affichant des courbes vertes et bleues sur un bureau, avec un carnet ouvert, une tasse et un calendrier de bureau

Ce que Google sait de votre site, vous pouvez le savoir aussi.

Dans cet article

Un client vous dit : « Je vous ai trouvé sur Google ». Un autre ne vous trouve pas du tout. Vous ne savez pas lequel des deux est la règle.

Google le sait. Il met ces informations à votre disposition, gratuitement, dans un outil que presque personne n'ouvre plus d'une fois. Il s'appelle Google Search Console. Il montre sur quelles recherches votre site apparaît, combien de personnes cliquent et quelles pages Google a retenues.

Notre thèse tient en une phrase : Search Console n'est pas un outil de dépannage, c'est un tableau de bord de décision. Les TPE et PME romandes l'ouvrent une fois, s'effraient devant les messages orange, puis l'oublient. Ce guide fait l'inverse. Il vous dit quoi regarder, quoi ignorer et comment garder le contrôle de votre accès. Nous l'abordons sous l'angle du référencement naturel, c'est-à-dire la visibilité gagnée sans payer au clic.

Un doute sur votre propre configuration ? Réservez un rendez-vous découverte offert et regardons ensemble ce que Google voit de votre site.

L'outil

Google Search Console, c'est quoi et à quoi sert-elle à une TPE ?

Google Search Console est un service gratuit de Google. Il sert à surveiller, entretenir et dépanner la présence d'un site dans les résultats de recherche. La documentation officielle précise un point que beaucoup ignorent : vous n'avez pas besoin de vous inscrire pour apparaître sur Google. L'outil ne vous ouvre aucune porte. Il vous montre ce qui se passe derrière.

Ce que l'outil vous montre

D'après Google, Search Console permet cinq choses :

  1. Vérifier que Google peut trouver et explorer votre site.
  2. Corriger les problèmes d'indexationEt demander une nouvelle indexation d'une page nouvelle ou modifiée.
  3. Consulter vos données de traficÀ quelle fréquence le site apparaît, pour quelles requêtes, avec combien de clics.
  4. Recevoir des alertesQuand Google rencontre un problème d'indexation, de spam ou d'une autre nature.
  5. Voir quels sites renvoient un lien vers le vôtre.

Un mot sur l'indexation, puisqu'il reviendra souvent. Google doit d'abord découvrir une page, la lire, puis l'enregistrer dans sa base. Seule une page enregistrée peut s'afficher dans les résultats.

Ce qu'elle ne fait pas

Search Console n'est pas un levier. L'ouvrir ne fait pas monter votre site d'une place. Elle mesure, elle alerte, elle diagnostique. C'est un thermomètre, pas un médicament.

Elle ne dit rien non plus de ce que vos visiteurs font une fois sur votre site. Google résume la différence : Search Console renseigne sur ce qui s'est passé avant l'arrivée de la personne, Google Analytics sur ses interactions ensuite, comme les pages visitées ou la durée de la visite. Les deux outils se complètent, ils ne se remplacent pas.

Pourquoi un dirigeant devrait la connaître sans l'ouvrir chaque jour

Google le dit lui-même aux propriétaires d'entreprise : même si vous n'utilisez pas l'outil en personne, vous devez savoir qu'il existe et ce qu'il permet. La raison est simple. Les données qu'il contient appartiennent à votre site, pas à la personne qui le gère.

Un dirigeant de TPE n'a pas besoin de maîtriser les rapports techniques. Il doit pouvoir répondre à trois questions : mon site est-il bien connu de Google, pour quelles recherches apparaît-il, et qui d'autre que moi a la clé ? Les sections suivantes répondent à chacune.

L'installation

Comment installer Search Console sans perdre la main sur votre site ?

L'installation prend peu de temps. Le piège ne se trouve pas dans la technique, mais dans la question de savoir qui détient l'accès. Prenons les choses dans l'ordre.

Propriété de domaine ou préfixe d'URL ?

Search Console parle de « propriété » pour désigner ce que vous suivez. Google en propose deux types pour un site.

La propriété de domaine

Regroupe toutes les variantes : avec ou sans « www », en http ou en https, et tous les sous-domaines. Elle exige une vérification par l'enregistrement DNS, c'est-à-dire un réglage chez le fournisseur de votre nom de domaine.

La propriété à préfixe d'URL

Ne couvre que les adresses qui commencent exactement par le préfixe indiqué. Si vous saisissez la version https avec « www », les adresses en http ou sans « www » n'en font pas partie. Plusieurs méthodes de vérification sont possibles.

Si vous avez accès à votre DNS, la propriété de domaine donne la vue la plus complète. Sinon, le préfixe d'URL fait l'affaire. Pour démarrer, c'est largement suffisant.

Les méthodes de vérification

Vérifier la propriété, c'est prouver à Google que le site est bien le vôtre. Google propose plusieurs méthodes :

  • le dépôt d'un fichier HTML à la racine du site ;
  • l'ajout d'une balise HTML dans l'en-tête de la page d'accueil ;
  • le code de suivi Google Analytics, si vous y avez les droits de modification ;
  • un conteneur Google Tag Manager, avec les droits de publication ;
  • l'enregistrement DNS chez votre fournisseur de domaine, seule voie pour une propriété de domaine.

Retenez une règle : la vérification dure tant que Google retrouve votre jeton. Si une mise à jour du modèle de page supprime la balise, vous perdez la preuve. Google recommande d'ajouter plusieurs méthodes pour qu'une panne de l'une ne vous coupe pas l'accès.

Sur Webflow, la voie courte

Le site de Digispark tourne sous Webflow, et la procédure documentée par Webflow tient en quelques gestes. Dans Search Console, ajoutez une propriété de type préfixe d'URL avec l'adresse complète de votre site en https. Choisissez la méthode « Balise HTML » et copiez l'identifiant contenu dans la balise.

Dans le tableau de bord Webflow, ouvrez les réglages du site, onglet SEO, champ de vérification Google. Collez l'identifiant, enregistrez, puis publiez le site. Revenez dans Search Console et cliquez sur « Valider ». Si vous aviez déjà vérifié le site avant de migrer vers Webflow, ajoutez l'ancien identifiant dans ce même champ. Faute de quoi, Google risque de ne plus considérer votre site comme vérifié.

Pensez aussi au plan du site, le fichier qui liste vos pages pour Google. Pour le vérifier, ajoutez /sitemap.xml à l'adresse de votre site. Celui de digispark.ch se trouve à l'adresse https://www.digispark.ch/sitemap.xml. Vous le transmettez ensuite à Google depuis la section « Sitemaps » de Search Console.

Propriétaire, utilisateur complet, utilisateur restreint : qui doit avoir quoi ?

C'est ici que se joue le contrôle de vos données. Google distingue trois niveaux d'accès principaux.

Le propriétaire a le contrôle total : il ajoute ou retire des utilisateurs, change les réglages et voit tout. L'utilisateur complet consulte toutes les données et peut agir, par exemple envoyer un sitemap ou inspecter une adresse. L'utilisateur restreint ne fait que consulter la plupart des rapports. Une propriété peut compter jusqu'à 100 utilisateurs qui ne sont pas propriétaires.

Ce que nous observons régulièrement : la propriété a été créée par un ancien prestataire, avec son propre compte Google, et le dirigeant n'a jamais eu d'accès. Google précise que si tous les propriétaires vérifiés perdent l'accès, tous les utilisateurs le perdent aussi. Les données continuent d'être collectées, mais plus personne ne peut les lire tant que quelqu'un ne se vérifie pas.

Notre recommandation est simple. Le dirigeant, avec un compte Google qu'il contrôle, devrait être propriétaire. Une agence ou un freelance peut très bien travailler en utilisateur complet. Cette répartition protège tout le monde, y compris le prestataire.

Un dernier piège. Quand vous retirez un propriétaire, son jeton de vérification reste sur le site tant que vous ne l'avez pas supprimé. Google le signale : cette personne pourrait se revérifier. Pensez à la liste des « jetons de propriété inutilisés » dans les paramètres, et supprimez ceux qui ne vous concernent plus.

Quand les premières données apparaissent-elles ?

Ajoutez la propriété dès que possible. Google collecte les données dès qu'une personne l'ajoute, avant même la vérification. Il faut toutefois compter quelques jours avant de voir apparaître les premiers chiffres. Un site neuf n'affichera donc rien le jour de l'installation, et ce n'est pas une panne.

Les performances

Comment lire le rapport Performances sans se tromper ?

Le rapport Performances est celui que vous ouvrirez le plus souvent. Il répond à une question simple : comment mon site se comporte-t-il dans les résultats de recherche Google ? Par défaut, il affiche les clics et les impressions des trois derniers mois.

Les quatre mesures à connaître

Un clic

Est comptabilisé quand une personne clique sur un lien de résultat Google qui mène à votre site.

Une impression

Est comptée quand votre site apparaît dans les résultats, que la personne l'ait vu ou non en faisant défiler la page.

Le taux de clics (CTR)

Divise les clics par les impressions.

La position moyenne

Indique la place moyenne de votre résultat le plus haut.

Cette dernière mesure trompe beaucoup de monde. Ce n'est pas votre classement, c'est une moyenne. Google précise que le résultat affiché à une personne dépend du moment, du lieu, de l'appareil et de son historique de recherche. Deux de vos clients peuvent voir deux classements différents pour la même requête.

Autre subtilité, documentée par Google : au niveau du site, si deux de vos pages apparaissent pour une même recherche, cela compte pour une seule impression. Seule la meilleure position est retenue. Les totaux du graphique et ceux du tableau peuvent donc différer légèrement sans que ce soit une erreur.

Le fuseau horaire dont personne ne vous a parlé

Dans Search Console, le fuseau horaire par défaut est l'heure du Pacifique, et vous ne pouvez pas le changer. Le décalage avec la Suisse est en général de neuf heures, un peu moins pendant quelques semaines de l'année où les changements d'heure ne coïncident pas. Concrètement, une journée du rapport se termine vers 9 heures du matin chez nous.

Cela explique pourquoi les chiffres « du jour » semblent incomplets quand vous les consultez le matin. Google signale aussi que les données récentes sont parfois préliminaires. Elles peuvent bouger pendant quelques heures, et le rapport peut avoir un retard de quelques jours. Ne tirez donc aucune conclusion d'un graphique daté d'hier.

Requêtes de marque et requêtes hors marque

Imaginons une TPE genevoise de nettoyage de locaux. Son dirigeant tape le nom de l'entreprise dans Google, se voit en première position et conclut que le site fonctionne. Il oublie une chose : quiconque tape ce nom le connaît déjà.

Search Console sépare désormais ces deux mondes grâce à un filtre dédié. Il distingue les recherches qui contiennent votre nom de marque de toutes les autres.

L'enjeu pour vous est décisif. Les clics de marque viennent de personnes qui vous connaissent déjà. Les clics hors marque viennent de personnes qui cherchent un service et ne vous ont jamais rencontré. Pour une TPE, la croissance se lit presque entièrement dans le hors marque.

Gardez deux limites en tête, toutes deux indiquées par Google. Le filtre n'est pas disponible pour les sites qui totalisent peu d'impressions, et sa classification est donnée à titre d'information : certaines requêtes peuvent être mal classées. Elle n'a aucun effet sur votre classement.

Ce que le rapport ne mesure pas

Le rapport couvre vos pages web dans les résultats de recherche Google. La visibilité de votre fiche d'établissement sur Google Maps suit une autre logique, que nous détaillons dans notre article sur comment apparaître sur Google Maps en Suisse romande.

Dernière précision : Search Console conserve les données des 16 derniers mois. C'est suffisant pour comparer une saison à la précédente, ce qui compte beaucoup pour un restaurateur ou un artisan du bâtiment. Passé ce délai, elles ne sont plus consultables.

L'indexation

Indexation : faut-il corriger toutes les erreurs signalées ?

La réponse est non, et c'est la thèse la plus utile de ce guide. Un message orange dans Search Console n'est pas une urgence. La documentation de Google le dit sans détour : la plupart des sites comptent des pages qui ne sont pas indexées, et c'est normal. L'objectif est que vos pages importantes le soient.

Google va plus loin. Si votre site compte moins de 500 pages, vous n'avez probablement pas besoin du rapport d'indexation. Il suggère de vérifier directement vos pages principales avec l'opérateur de recherche « site: » ou avec l'outil d'inspection d'URL. Un site vitrine de dix pages n'a pas besoin d'un audit permanent.

Les statuts qui inquiètent à tort

Le rapport « Pages » classe vos adresses par statut. Les libellés ci-dessous sont ceux de l'interface française et peuvent varier légèrement. Voici ceux qui font le plus peur, et ce que Google en dit :

  1. Explorée, actuellement non indexéeGoogle a lu la page sans l'enregistrer. Il peut changer d'avis plus tard, et vous n'avez pas besoin de la soumettre à nouveau.
  2. Détectée, actuellement non indexéeGoogle connaît l'adresse mais ne l'a pas encore lue. Il évite parfois de surcharger un site et reporte l'exploration.
  3. Exclue par la balise « noindex »Si vous avez voulu cacher la page, tout va bien.
  4. Page en double ou alternative avec balise canonique correcteGoogle a retenu une autre version. Ce n'est pas une erreur, car il n'indexe pas les doublons.
  5. Introuvable (404)À corriger seulement si vous avez vous-même lié cette adresse ou l'avez placée dans le sitemap.

Les signaux qui méritent vraiment une alerte

Certains signaux méritent votre attention immédiate. Une chute brutale du nombre de pages indexées en est un. Elle peut venir d'une page importante passée en « noindex » par erreur, d'une règle qui bloque de larges parties du site ou d'une panne de serveur.

Sur Webflow, un réglage de publication mal placé suffit à exclure une page. Imaginons une TPE genevoise qui refait son site : l'agence masque les pages pendant le chantier, puis oublie de rouvrir la page des prestations. Rien ne s'affiche à l'écran, mais Search Console signale « noindex » sur la page qui rapporte des demandes.

Deux autres rapports demandent une réaction immédiate s'ils affichent un message : les actions manuelles et les problèmes de sécurité. Si l'un des deux apparaît, traitez-le en priorité.

Valider une correction : prévoir des semaines

Quand vous avez corrigé un problème, vous pouvez demander à Google de le valider. Le délai surprend : la procédure prend en général deux semaines, parfois plus.

Même constat pour les nouveautés. Une page ou un site neuf peut demander environ une semaine avant d'être exploré et indexé. Notre article sur le délai du référencement sur Google détaille ce que vous pouvez attendre, et ce que personne ne peut promettre.

L'outil d'inspection d'URL

Pour une page précise, l'outil d'inspection d'URL est plus utile que le rapport global. Collez l'adresse dans la barre de recherche en haut de Search Console. Il affiche la version que Google a enregistrée, la date de sa dernière lecture et la page qu'il a choisie comme version de référence.

Un bouton « Tester l'URL en direct » vérifie ensuite la page telle qu'elle est aujourd'hui. Google insiste sur une limite : la mention « L'URL est sur Google » ne garantit pas qu'elle apparaîtra dans les résultats. Elle indique seulement que la page remplit les conditions pour y figurer.

Les autres rapports, dans l'ordre où ils comptent

Le menu de gauche contient d'autres rapports. Vous pouvez les laisser de côté au début. Le rapport « Core Web Vitals » indique comment vos pages se comportent d'après des mesures réelles d'utilisateurs, ce que Google appelle les données de terrain. Il rejoint la question de la vitesse, que nous traitons dans notre article sur le temps de chargement d'un site web.

Le rapport « Liens » liste les sites qui pointent vers le vôtre. Il intéresse surtout ceux qui travaillent leur notoriété. Les rapports d'actions manuelles et de problèmes de sécurité, eux, n'ont rien à signaler tant que Google ne détecte aucun problème, et c'est tant mieux.

Les IA

Search Console et les IA : que montre le nouveau rapport ?

Le 3 juin 2026, Google a annoncé de nouveaux rapports « Search Generative AI performance » dans Search Console. Ils donnent une vue dédiée de vos impressions dans les fonctionnalités d'IA générative : les AI Overviews, c'est-à-dire les synthèses affichées en haut de la page de résultats, et l'AI Mode, la recherche conversationnelle de Google. Une vue existe aussi pour Discover.

Ce que le rapport affiche

D'après l'annonce de Google, le rapport indique les impressions, les pages concernées et leur évolution dans le temps, par heure, jour, semaine ou mois. Google précise que ces données figurent aussi dans le rapport Performances général. Le nouveau rapport leur offre simplement une vue séparée.

L'annonce décrit des impressions, des pages et des dates. Elle ne parle ni de clics ni de requêtes. Ne comptez donc pas sur ce rapport pour savoir ce que les internautes ont demandé à une IA avant de voir votre page. Pour savoir si la vue existe pour votre propriété, ouvrez la section Performances et cherchez l'entrée dédiée à l'IA générative.

Comment l'utiliser sans s'emballer

Ce rapport est un thermomètre de plus. Il vous dit quelles pages de votre site sont reprises par les fonctionnalités d'IA de Google. Il ne vous dit pas pourquoi, ni comment faire mieux.

Notre conseil reste sobre. Regardez d'abord quelles pages apparaissent. Ce sont en général vos contenus les plus clairs, ceux qui répondent franchement à une question. Renforcez-les, plutôt que de réécrire tout le site pour plaire à une machine.

Être cité dans les réponses des IA est un sujet à part entière, qui dépasse Google : c'est le périmètre du référencement IA (GEO). Nous vous aidons à comprendre si votre site y figure et sur quoi agir. Search Console fournit le point de départ. Elle ne couvre pas les autres assistants du marché.

Les erreurs

Trois erreurs fréquentes dans Search Console

  • Erreur 1 : comparer Search Console et Analytics au clic près.Google l'écrit noir sur blanc : les clics de Search Console et les sessions de Google Analytics ne coïncideront pas exactement. Une petite différence est normale et ne demande aucune correction. Ce qui compte, c'est que les tendances aillent dans le même sens. La documentation liste plusieurs causes de grands écarts. Les visiteurs qui refusent le suivi sur votre bandeau de consentement n'apparaissent pas dans Analytics. Le fuseau horaire diffère, nous l'avons vu. Search Console ne retient que l'adresse canonique de chaque page, alors qu'Analytics compte toute adresse qui contient son code. Enfin, Analytics écarte les robots connus, alors que Search Console ne les filtre pas forcément. Un conseil de méthode : appliquez le même filtre de pays et d'appareil aux deux outils avant de comparer.
  • Erreur 2 : demander l'indexation en boucle.Prenons le cas d'un thérapeute indépendant à Lausanne qui publie une nouvelle page de prestations. Impatient, il clique tous les jours sur « Demander une indexation ». Cela ne sert à rien. Google plafonne le nombre de demandes par jour, et une demande ne garantit pas que la page apparaisse dans l'index. Le meilleur moyen de signaler des pages neuves ou modifiées, selon Google, est un sitemap qui indique la date de dernière modification pour chaque page. Sur un site bien tenu, cela se fait tout seul à chaque publication. Gardez la demande manuelle pour une page vraiment urgente.
  • Erreur 3 : bloquer avec robots.txt une page qu'on veut cacher.Beaucoup de dirigeants pensent que le fichier robots.txt est le moyen de retirer une page de Google. Google dit le contraire. Ce fichier empêche la lecture de la page. Une adresse bloquée peut pourtant être indexée si d'autres sites la citent, avec un extrait très pauvre. La bonne méthode pour qu'une page ne figure pas dans l'index est la balise « noindex ». Elle ne fonctionne que si Google peut lire la page, donc ne bloquez pas aussi l'adresse dans robots.txt. Les deux consignes s'annulent.

La routine

Votre routine mensuelle : trois gestes qui suffisent

Search Console ne demande pas une présence quotidienne. Google l'indique dans son guide de démarrage : vous recevrez un e-mail si l'outil détecte un nouveau problème sur votre site. Il conseille toutefois de vous connecter au moins une fois par mois et après chaque modification importante du contenu. Voici une routine à la portée d'un dirigeant pressé.

Geste 1

Le point mensuel

Une fois par mois, ouvrez Search Console avec trois questions. Les clics hors marque ont-ils monté, baissé ou stagné par rapport au mois précédent ? Le nombre de pages indexées a-t-il subi un saut brutal ? Y a-t-il un nouveau message ? Prenons le cas d'un artisan du bâtiment qui n'a pas le temps de traîner devant des tableaux. Il fixe un rendez-vous récurrent dans son agenda, ouvre les trois écrans, note une phrase par écran et referme l'outil. Ce rythme suffit à repérer une anomalie avant qu'elle ne coûte des demandes.

Geste 2

Transformer les requêtes en décisions

Dans le rapport Performances, triez les requêtes par impressions. Repérez celles où votre page apparaît souvent mais attire peu de clics. Google lui-même présente le taux de clics comme le signe que votre extrait de résultat donne, ou non, envie de cliquer. La réponse est presque toujours dans le titre et la description de la page : reformulez-les pour mieux correspondre à ce que la personne cherchait. Repérez aussi les recherches où vous apparaissez loin, au-delà de la première page. Elles révèlent des sujets à traiter, et c'est là qu'un contenu régulier prend son sens. Notre article faut-il tenir un blog pour être visible sur Google aide à trancher.

Geste 3

Annoter vos changements

Tenez un journal de vos changements : la date d'une refonte, d'une nouvelle page, d'une campagne ou d'un changement de titres. Une ligne par événement dans un fichier partagé suffit. Le bénéfice se mesure six mois plus tard. Vous n'avez plus à deviner pourquoi une courbe a bougé en mars : une ligne du journal vous le rappelle. Sans cette trace, la mémoire d'une petite équipe fait vite défaut.

Vos questions

Vos questions fréquentes sur Google Search Console

Comment récupérer l'accès après le départ de mon prestataire ?

Prouvez à Google que vous possédez le site, avec votre propre compte Google. Ajoutez la propriété, puis vérifiez-la par la balise HTML ou l'enregistrement DNS. Google précise que les données continuent d'être collectées en l'absence de propriétaire vérifié, jusqu'à ce que quelqu'un se vérifie. Retirez ensuite les anciens jetons du prestataire, sinon il peut se revérifier. Gardez au moins deux méthodes de vérification actives.

Comment conserver mes données au-delà de 16 mois ?

Search Console conserve 16 mois de données. Au-delà, elles disparaissent de l'interface. Le rapport Performances propose un bouton d'export qui télécharge le graphique et le tableau. Pour les TPE et PME, un export mensuel rangé dans un dossier partagé suffit en général. Inscrivez-le dans votre routine, à la même date chaque mois, et nommez chaque fichier avec le mois concerné.

Les clics venus de France faussent-ils mes chiffres suisses ?

Oui, si votre clientèle est romande et que votre site est en français. Le rapport Performances propose une dimension Pays : filtrez sur la Suisse pour isoler les clics de votre zone réelle. Faites la même chose dans Google Analytics, car Google recommande d'appliquer le même filtre aux deux outils pour comparer ce qui est comparable. Un clic venu de Paris n'est pas un client genevois : séparez-les avant de juger votre site.

Search Console sur WordPress, Wix ou Shopify : utile ?

Oui, la logique est la même quelle que soit la plateforme. Google indique que certaines plateformes proposent un réglage ou une extension pour vérifier la propriété en quelques clics : cherchez d'abord dans l'aide de votre hébergeur. Pour WordPress, Google cite Site Kit comme seule extension qu'il parraine officiellement. Notre comparatif des plateformes WordPress, Webflow, Wix et Shopify en Suisse vous aide à choisir.

Search Console suffit-elle sans outil payant ?

Pour mesurer vos performances dans Google, oui. Google affirme que la source de vérité de la performance de recherche reste Search Console, tandis que celle du comportement sur votre site est Google Analytics. Les outils payants servent à autre chose : comparer des concurrents, suivre des positions, auditer un site. Commencez par l'outil gratuit et n'achetez un complément que si une question précise reste sans réponse.

En résumé

Ce que Google sait de votre site, vous pouvez le savoir aussi

Search Console n'est ni compliquée ni réservée aux spécialistes. Elle est gratuite, elle vient de la source et elle ne coûte que quelques minutes par mois. Le vrai risque n'est pas de mal la lire. C'est de ne jamais l'ouvrir, ou de laisser quelqu'un d'autre en détenir la clé.

Gardez trois idées. Soyez propriétaire de votre propriété. Lisez la croissance dans les requêtes hors marque. Ne corrigez pas tout ce qui est orange : corrigez ce qui touche vos pages importantes. Le reste est du bruit.

Si vous souhaitez un regard extérieur, notre approche locale est décrite sur la page agence SEO à Genève. Prenez un rendez-vous découverte offert avec Jérémy Mermod : nous ouvrons Search Console ensemble et identifions ce qui mérite votre attention.

Sources

Jérémy Mermod, fondateur de Digispark
Jérémy Mermod

Fondateur de Digispark, agence web à Genève

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